Je vois encore leur regard. Ces yeux emplis de terreur, humides de larmes, où brille ce dernier éclat d’espoir… avant que je ne l’éteigne.

La peur. Voilà la seule chose qui régit cet univers. Les faibles s’accrochent à l’illusion du bien, à la justice, à l’héroïsme. Mais moi, je sais. Je sais que la seule loi qui existe, c’est celle que j’écris avec du sang.

J’ai conquis des mondes entiers. J’ai fait plier des empires, réduit à néant des civilisations millénaires en un claquement de doigts. Et pourtant… il y a toujours ces idiots qui résistent. Qui croient pouvoir me défier. Ceux-là, je leur offre un spectacle. Un avertissement.

Les adultes sont trop orgueilleux, trop stupides pour comprendre leur place. Mais leurs enfants… eux, ils apprennent vite. Quand ils voient ce qu’il advient de leurs petits frères, de leurs sœurs, de leurs amis, ils comprennent. Oh oui, ils comprennent.

Je les prends devant leurs familles. Parfois, je les tue sur place, d’un geste nonchalant. Parfois, je les fais disparaître lentement, les laissant crier, pleurer, supplier. Ce n’est pas que j’en ai besoin. C’est que je veux qu’ils voient. Je veux que leur espoir se brise en miettes, que leur âme s’écrase sous mon poids.

Le message est simple : il n’y a pas de héros. Il n’y a pas de sauveur. Il n’y a que moi.

Pays T ? Toujours naïf. Toujours convaincu que je fais le bien. Il voit mes massacres, mes génocides, mes exécutions… et pourtant, il me suit encore. Il veut croire que je suis du bon côté. Il veut croire que tout ça a un sens.

Mais il n’y a pas de sens. Juste mon empire. Mon règne.

Je regarde PDSTVERSE, ma planète d'origine, et je me dis : quel échec. C'est un lieu raté, un univers mal conçu, un terrain de jeu pour les faibles et les défaillants. Je ne veux plus de cette place dévastée par la médiocrité. Tous les univers doivent ressembler à ce que je désire : parfaits, solides, contrôlés, à mon image. J'orchestre la perfection et l'ordre.

Il existe un endroit, un univers spécial, l'Univers Z-001. Si je parviens à y pénétrer, si je réussis à m'approprier son pouvoir, ma puissance atteindra les 101,5%. Pas 101%, car à 101% je serai puissant mais vulnérable. Non, 101,5% : invincible. Personne ne pourra m'arrêter, pas même L'Axolotl. Un pouvoir absolu. Un pouvoir sans failles.

Mais cela n’a pas été facile. Bill, autrefois mon allié, m’a aidé à entrevoir la voie, à comprendre la porte d’entrée. Mais depuis sa disparition dans la dimension de Gravity Falls, tout s’est compliqué. Il était la clé. Et désormais, je dois avancer seul, dans cet univers hostile, sans aucune certitude. La tâche est colossale, mais je ne m’arrêterai pas. Je ne reculerai pas.

Bill Cipher rit avec moi. On se moque du chaos que l’on crée, on regarde les âmes s’effondrer et les peuples s’agenouiller. Lui aime le jeu, moi j’aime la soumission. Lui aime le délire, moi j’aime voir les yeux s’éteindre.

Mais il est désormais emprisonné, piégé dans une thérapie par L'Axolotl. Sa quête de pouvoir est terminée. Et sans lui, tout devient bien plus compliqué. Pourtant, je ne me décourage pas. Je vais entrer dans l'Univers Z-001, même si cela signifie le faire seul. Le jeu n'est pas terminé. Pas encore.

Et à la fin, tout ce qui reste, c’est moi. Empire P Nouvelle. L’unique. L’éternel.

Vous pouvez courir. Vous pouvez prier. Vous pouvez crier.

Mais moi, je serai toujours là.

- Le Grand Empire P Nouvelle